Table des matières

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Installation standard d'Ubuntu

    • Partitionnement manuel

Installation d'Ubuntu : partitionnement manuel

L'étape 4 de l'installation d'Ubuntu (le partitionnement de votre disque dur) peut être réalisé de deux façons :

Ce document ne s'attarde pas aux présélections de partitionnement assisté. Celles-ci sont décrites dans la procédure d'installation.
Dans ce document, il sera indiqué quelques bases de compréhension de l'arborescence du système Ubuntu et la manière d'utiliser l'outil de partitionnement manuel de l'installateur d'Ubuntu.

Aperçu de l'interface

Interface de partitionnement manuel

Voici à quoi ressemble l'interface de partitionnement manuel.1) Remarquons ceci :

Aperçu des outils de manipulation des partitions

Sous la liste des périphériques se trouvent cinq boutons d'outils qui vous permettront de modeler vos disques durs selon vos besoins :

Outils de manipulation de partitions

  1. Nouvelle table de partition… : Ce bouton ne peut être utilisé que lorsqu'un disque dur (/dev/sdX) est sélectionné dans la liste des périphériques. Cette option supprime l'ensemble des partitions présentes dans le disque dur sélectionné, le rendant vierge, et crée une table de partitions vide, prête à recevoir des nouvelles partitions. Ne sélectionnez cette option que si vous désirez effacer totalement le contenu d'un disque dur ou si vous installez Ubuntu dans un disque dur neuf, dans lequel aucune table de partition n'existe.
  2. Ajouter… : Cet outil permet de créer une nouvelle partition dans un espace libre non alloué. Ce bouton n'est accessible que si vous sélectionnez un Espace libre dans la liste des périphériques. Les nouvelles partitions apparaissent en aperçu seulement dans la liste des périphériques ;
  3. Modifier… : Ce bouton n'est accessible que si vous sélectionnez une partition (/dev/sdX0) dans la liste des périphériques. Cet outil vous permet d'agrandir ou réduire une partition, de la formater ou de lui attribuer un point de montage. Dans les cas de formatage et d'attribution de points de montage, les modifications sont proposées en aperçu seulement.
  4. Supprimer : Ce bouton n'est accessible que si vous sélectionnez une partition (/dev/sdX0) dans la liste des périphériques. Cet outil vous permet de supprimer complètement une partition. Une fois la partition supprimée, toutes les données contenues dans cette partition ne seront plus accessibles. L'espace occupé précédemment par la partition apparaîtra ensuite sous Espace libre dans la liste des périphériques.
  5. Rétablir : Ce bouton remet l'aperçu des modifications à l'état d'origine, c'est-à-dire l'état actuel des disques durs.

Partitions indispensables

Par défaut, Ubuntu a besoin d'au moins deux partitions : un espace d'échange (swap) et une partition racine (/). Si vous débutez, le plus simple est de créer la partition SWAP, puis la partition racine avec le reste de l'espace disponible. Dans certains cas des partitions de démarrage peuvent aussi se révéler indispensables. Voir paragraphes ci-dessous.

Partition racine

Partition swap

Pour les ordinateurs récents, le SWAP n'est plus vraiment utile et très peu utilisé. Si votre ordinateur est ancien (< 2005), le SWAP reste, selon les cas, nécessaire. Sinon, si vous disposez d'1 Go de RAM ou plus (les ordinateurs récents ont généralement 2 Go minimum), 1 ou 2 Go de SWAP seront amplement suffisants sur la plupart des modèles courants (même pour la veille prolongée).

Partition EFI ou BIOS-boot (si disque GPT)

Si votre disque dur est partitionné en GPT, il faudra y créer soit une partition EFI, soit une partition BIOS-Boot. Il n'y a pas besoin de leur attribuer un point de montage, car l'installateur s'en charge automatiquement4). Voir cette page pour plus d'informations.

Partition boot (parfois nécessaire)

Partitions optionnelles

Accessoirement d'autres partitions peuvent être créées pour des usages spécifiques. Attention, ces partitions supplémentaires réduisent la flexibilité d'utilisation de votre espace disque ; elles ne sont donc à considérer que si vous êtes certain de ne pas remplir votre partition racine.

Partition de partage de données avec Windows, MacOS ou d'autres GNU-Linux

Pour un montage automatique au démarrage, on rajoutera donc cette partition dans /etc/fstab.

Partition de données personnelles

Partition pour les fichiers temporaires

Chargeur d’amorçage

Ce menu permet de choisir l'emplacement sur lequel sera installé le chargeur d'amorçage GRUB. Généralement :

Ne choisissez pas une partition (/dev/sda1 par exemple) mais choisissez le disque dans lequel est installé Ubuntu (/dev/sda par exemple). C'est seulement si vous êtes expert et que vous savez ce que vous faites que vous pouvez choisir une partition.

Pour plus d'informations, demandez de l'aide dans la section "Installation" du forum Ubuntu-FR.

Avant de cliquer sur Installer, vérifiez que la boite affiche bien le disque (ex: /dev/sda) et non une partition (ex: /dev/sda2)

L'interface fait qu'il est facile de modifier par erreur ce menu, en modifiant ceux du haut

Exemple pratique

A partir de Ubuntu 13.04, la fenêtre est un peu différente que dans les vues ci-après : les actions possibles sont +, - , change correspondant respectivement à Ajouter, Supprimer, Modifier. En principe, on ne doit pas utiliser le “-” au risque de supprimer une partition importante (voir ici).

Afin de bien comprendre le fonctionnement de ces outils, prenons l'exemple d'un ordinateur contenant déjà Windows®, sur lequel on veut ajouter Ubuntu en cohabitation.

Partitionnement initial

Situation initiale

Reprenons l'exemple de configuration que nous avions plus haut :

Considérons ceci :

  1. Nous voulons installer Ubuntu dans l'espace libre ;
  2. Nous voulons être en mesure d'accéder depuis Ubuntu aux données contenues dans la partition du système Windows.

Créer une nouvelle partition dans un espace libre

Dans l'espace libre du disque pour installer Ubuntu, créons les partitions swap et racine (/) nécessaires à Ubuntu.

Création d'une partition swap

  1. Sélectionnons l'espace libre de 79056 Mo dans la liste des partitions ;
  2. Appuyons sur le bouton Ajouter… pour démarrer l'outil de création de partition ;
  3. Dans la boîte de dialogue qui s'ouvre :
    • au choix Type de partition, sélectionnons Logique. Sélectionner un type Logique est moins bloquant pour des développements futurs de nos disques durs9) ;
    • dans la case Taille de la nouvelle partition en Mo, indiquer une taille légèrement supérieure à la quantité de RAM10) dont dispose votre ordinateur. Dans cet exemple, l'ordinateur dispose d'environ 1500Mo (1,5Go) de RAM, nous choisissons 2000 Mo (2Go) de SWAP ;
    • au choix Emplacement de la nouvelle partition, indiquons Début. Ce choix permet de positionner la nouvelle partition au début ou à la fin de l'espace libre ;
    • dans la liste Utiliser comme, sélectionnons espace d'échange (« swap »). Il s'agit du seul choix possible pour une partition swap ;
    • dans la case Point de montage, nous ne pouvons rien indiquer, car une partition swap ne se monte pas ;
    • validons ensuite la modification, en appuyant sur le bouton Valider.

Au terme de ces étapes, voici l’écran que nous observons :

Après avoir créé une partition swap

Répétons la même procédure pour créer une partition racine : Création d'une partition racine

  1. Sélectionnons l'espace libre de 77054 Mo dans la liste des partitions ;
  2. Appuyons sur le bouton Ajouter… pour démarrer l'outil de création de partition ;
  3. Dans la boîte de dialogue qui s'ouvre :
    • dans la case Taille de la nouvelle partition en Mo, laissons la taille maximale indiquée (77054 Mo) ;
    • au choix Emplacement de la nouvelle partition, indiquons Début ;
    • dans la liste Utiliser comme, sélectionnons système de fichiers journalisé ext4. Il s'agit du choix par défaut de système de fichiers pour Ubuntu.
    • dans la case Point de montage, indiquons /. Ce symbole représente la racine du système Ubuntu, le commencement de l'emplacement de tout fichier dans les disques durs ;
    • validons ensuite la modification, en appuyant sur le bouton Valider.

Au terme de ces étapes, voici l’écran que nous observons :

Après avoir créé une partition swap et une partition racine

Attribuer un point de montage à une partition SANS la formater

Dans l'exemple, cette étape va nous servir à pouvoir accéder depuis Ubuntu aux données contenues dans la partition du système Windows.

Toutes les partitions de disques durs avec lesquelles vous souhaitez interagir doivent disposer d'un point de montage. Un point de montage est un emplacement dans l'arborescence de votre ordinateur à partir duquel vous pourrez accéder au contenu de cette partition ; dans Ubuntu, vous verrez ce point de montage comme un simple dossier. Chaque point de montage doit être unique : deux partitions ne peuvent pas être accessibles depuis un même emplacement.

Nous voulons rendre accessible la partition Windows (/dev/sda1) depuis Ubuntu, une fois que celui-ci aura été installé. Cette partition contient des données importantes et le système Windows. Nous souhaitons conserver le tout ; nous ne devons donc pas formater cette partition.

Attribution d'un point de montage à une partition SANS formatage

  1. Dans la liste des périphériques, sélectionnons la partition /dev/sda1. Regardons quel est son type, dans la colonne Type. Dans cet exemple, c'est une partition de type NTFS. Notons cette information, car elle nous servira ci-après.
  2. Appuyons sur le bouton Modifier la partition pour démarrer l'outil de modification des partitions ;
  3. Dans la boîte de dialogue qui s'ouvre :
    • dans la case Taille de la nouvelle partition en Mo, laissons l'information telle quelle. Nous voulons utiliser la partition sans la réduire ni la formater, donc ne pas changer la taille ;
    • dans la liste Utiliser comme, sélectionnons le même type que nous avions noté précédemment : ntfs. Il est important de faire correspondre cette option avec l'information de type que nous avons noté précédemment, puisque nous allons utiliser la partition telle quelle. Sélectionner un type différent forcera automatiquement son formatage. Faites attention, donc, au type que vous choisissez ;
    • assurons-nous de laisser la case Formater la partition décochée ;
    • dans la case Point de montage, nous devons indiquer un point de montage (emplacement) depuis lequel nous pourrons accéder au contenu de notre partition. Vous pouvez rendre accessible votre partition depuis n'importe quel dossier vide de votre arborescence. Idéalement, choisissez un point de montage simple à se souvenir, qui reflète l'utilité de la partition. Dans notre exemple, cette partition contient un système Windows ; indiquons-lui un point de montage /media/windows ;
    • validons ensuite la modification, en appuyant sur le bouton Valider.

Au terme de ces étapes, nous constatons que de nouvelles informations accompagnent notre partition, /dev/sda1 dans la liste des périphériques. Son type est toujours ntfs, son point de montage est /media/windows et elle ne sera pas formatée.

Création d'une partition racine

Application/annulation des modifications

La capture ci-dessus présente l'aperçu du partitionnement proposé par le partitionneur de l'installateur d'Ubuntu. La jauge et la liste des périphériques présentent l'allure qu'auront les disques durs lorsque nous confirmerons notre intention d'installer Ubuntu.

Les modifications ne seront pas appliquées tant que vous n'avez pas appuyé sur le bouton Installer maintenant. Vous pouvez annuler ces modifications en cliquant sur le bouton “Rétablir”11) par exemple.

Pour valider les modifications et continuer la procédure d'installation, appuyez sur le bouton Installer maintenant, et passez à l'étape 4 ("Emplacement géographique").

En cas de problème

Il existe dans le menu Système→Administration du live-CD un autre utilitaire de partitionnement : GParted.


Contributeurs : AlexandreP, eleon, YannUbuntu, moko138 (doc anglophone tirée de ce document: DiskSpace)

1) Vous pouvez cliquer sur chacune des captures d'écran de ce tutoriel pour les voir en plein écran.
3) , 7) , 8) afin de réduire l'usure de la mémoire flash, usure qui est fonction du nombre d’écritures sur ce type de mémoire. Revers de la médaille : le système de fichiers EXT2 est non journalisé, donc moins résistant
5) = n'importe quel emplacement entièrement inclus dans les 100 premiers Go du disque
9) car il n'est pas possible d'avoir plus de 4 partitions primaires sur un disque
10) mémoire vive
11) ou en cliquant sur “Quitter” ou “Précédent” ou même en fermant la fenêtre de l'installateur