Institut national de l'environnement industriel et des risques

Institut national de l'environnement industriel et des risques
Situation
Région  France
Création 1990
Type Établissement public à caractère industriel et commercial
Siège Verneuil-en-Halatte, Oise
Coordonnées 49° 16′ 21″ N, 2° 30′ 15″ E
Budget 70 400 000 (2010)
Organisation
Effectifs 587 ETP (2010)
Président en cours de renouvellement
Directeur général Raymond Cointe
Organisations affiliées Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire

Site web www.ineris.fr

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L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) créé en 1990 et placé sous la tutelle du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire français. Il est pour 80 % l'héritier du CERCHAR, Centre d’Etudes et Recherches des Charbonnages de France (1947-1990) et pour 20 % de l'IRCHA, l'Institut National de Recherche Chimique Appliquée[1]. Sa mission est d’évaluer et de prévenir les risques accidentels ou chroniques pour l'homme et l'environnement liés aux installations industrielles, aux substances chimiques et aux exploitations souterraines. L'établissement compte deux sites, l'un a Verneuil-en-Halatte dans l'Oise (avec une grande partie des salariés) et un autre à Nancy. Il dispose également d'équipes à Bourges, Lyon et Aix-en-Provence.

Activités principales

L’INERIS effectue des travaux de recherche destinés à mieux comprendre les phénomènes dangereux et mettre au point des outils opérationnels au service de l’évaluation et de la prévention des risques. Il apporte un appui technique aux pouvoirs publics pour l’élaboration et la mise en œuvre des réglementations, des normes, des méthodes de référence et des systèmes de certification. Il réalise des prestations pour l’administration, les entreprises et les collectivités locales et contribue à la culture du risque par sa présence dans des manifestations professionnelles et grand public et la mise à disposition de documents scientifiques et techniques. Son budget s’élevait en 2007 à environ 60 millions d’euros.

L'INERIS a aussi été désigné par la loi Grenelle 2 pour mettre en place et exploiter un guichet unique informatisé[2] (téléservice administratif), qui doit recenser tous les réseaux implantés en France et les informations principales nécessaires à la réalisation de travaux en toute sécurité à leur proximité (avec obligation de déclaration et de renseignement pour les exploitants de réseaux et pour tout maîtres d'ouvrages et entreprises de travaux)[3].

Organisation

Outre la direction générale et les directions fonctionnelles, l’INERIS compte quatre directions opérationnelles qui ont pour mission de mettre en œuvre les compétences de l’INERIS dans le cadre du contrat d’objectifs entre l’État et l’Institut :

  • la direction des risques chroniques,
  • la direction des risques accidentels,
  • la direction des risques du sol et du sous-sol,
  • la direction des services aux entreprises et de la certification,

L’activité de formation est gérée au sein d’une filiale : INERIS Formation. L’effectif total de l’Institut était de 560 personnes en 2007.

Méthodes et moyens techniques

L’INERIS conjugue l’approche expérimentale, la modélisation, l’approche méthodologique des risques, ainsi que le retour d’expérience pour une meilleure compréhension des phénomènes à l’origine des risques. L’INERIS est doté de laboratoires d’analyses physicochimiques et de moyens d’essais parmi les plus importants au plan national. Dans le cadre de ses missions, l'INERIS gère des bases de données, telle la banque nationale des ventes de produits phytopharmaceutiques par les distributeurs agréés (BNV-D)[4],[5], dont les données sont accessibles publiquement depuis septembre 2017[6].

Collaborations

En France, l’INERIS collabore avec différents organismes publics (BRGM, ADEME, Ifremer, IRSN, INRS, AFSS…), des laboratoires de grandes écoles (Écoles des Mines, l'INSA Centre Val de Loire (École nationale supérieure d'ingénieurs de Bourges)...) ou d’universités, et des associations (EXERA,CNRI). Hors des frontières, l’INERIS participe à des programmes de recherche européens et internationaux.

Organismes comparables dans d'autres pays

  • En Belgique, l’Institut scientifique de service public (ISSeP) est un Organisme d'intérêt public (OIP de type A) créé en 1990 pour succéder à l'Institut des mines (créé en 1902), transformé en Institut national des industries charbonnières (INICHar) en 1947) puis en Institut national des industries extractives (INIEx) en 1967) bénéficiant de plus d'un siècle de retour d'expériences en termes de recherche et d’expertises[7].


Il fonctionne avec environ 300 personnes travaillant à Liège (siège social) et à Colfontaine, sous l'égide du Ministre de l’Environnement wallon[7].
C'est aussi un centre de recherche[8] et le laboratoire de référence de la Wallonie dans le domaine de la prévention des risques naturels et technologiques et de l'environnement et de sa métrologie (qualité de l'eau, de l'air, des sols, des sédiments, etc.), avec aussi une expertise pour les audits énergétiques et certification PEB[7];

Références

Voir aussi

Liens externes

  • Site officiel
  • BNV-D (banque nationale des ventes de produits phytopharmaceutiques par les distributeurs agréés)
  • Portail de l’environnement
  • Portail de la production industrielle
  • Portail de la France
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